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On lutte contre ça non ? La complaisance. Envers soi. En tout cas moi je voudrais arracher chaque mot qui s’en approche. Et puis aussi tous ceux qui semblent faits pour aller ensemble et s’enchainent presque fatalement l’un à la suite de l’autre. Ca me déprime en fait. Parce-que ça repousse sans arrêt. Je devrais apprendre à poser des pièges. Cette musique dont vous parlez, je dois l’oublier. Comme ce fantasme du couple. Déjà je déteste le mot, il me fait de la peine. Je voudrais le désincarcérer, lui donner un peu d’air. Je cherche autre chose. Je dois être follement prétentieuse au fond. Tant mieux. De plus beau, de plus secret. Planqué haut dans les arbres, un peu déraciné aussi. Sans cela je ne pourrai pas l’écrire. Et c’est encore un refuge, on y échappe pas. Provisoire, instable, mal barré comme le reste. Tout ce que j’aime. J’ai très mal dormi, c’est visible, j’ai du mal à sourire et des traces de peinture blanche un peu partout sur le corps, les cheveux. Une constellation tenace et indéchiffrable puisque bien entendu je ne connais rien aux étoiles. Mon bronzage a déjà foutu le camp. Sur ma boussole de téléphone je peux lire 177 degrés Sud lorsque rien ne bouge. Vous me trouverez facilement comme ça.

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One Comment

    • actualsculpture P. Pierre Garçon
    • Posted 9 septembre 2018 at 6 h 55 min
    • Permalink

    Des mots-maux pour piéger la plaisance de lire


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