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Fragile, elle s’était parée de tous ses atours, voulant se montrer sous son meilleur jour…puis avait abandonnée l’idée même de séduire et tous ses artifices, fatiguée…

Etre elle-même, ou s’en rapprocher, lui semblait la seule possibilité, la seule issue désormais, le seul courage qui vaille aussi, parce-que c’était lui peut-être…l’obstacle, la difficulté demeurait, restait à déterminer qui elle était vraiment au travers des fragments, ou tout au moins capter, à ce moment précis, son essence…et puis aussi ce qu’il suscitait en elle de neuf, de précieux, en saisir le souffle, apprivoiser ce désordre qui la boulversait, menaçait sans cesse de la faire trébucher, mais néanmoins troublant, enchanteur…

Pourquoi vouloir dissimuler les failles, gommer les asperités, tout ce qui tôt ou tard finirait bien par émerger, pourquoi souhaiter ressembler à une image figée dont elle se sentirait papillon épinglé, prisonnière, « éprise » à son propre piège…

Pouquoi vouloir taire sa complexité mêlée de banalité, sa mélancolie cyclique et dangereuse, ses errances non dépourvues de transes…pourquoi ne pas dire ce qui l’animait y compris ses névroses, ses folies, jalousies et autres tangages…sa part sombre et lumineuse à la fois…pourquoi ne pas révéler la petite flamme zébrée de rouge, vacillante mais ultra vivante, au-delà du chemin de perdition emprunté jusque-là…sans regrets jamais.

Oublier la mécanique d’érosion, la distorsion, les tiraillements et autres tentatives de sabotages amoureux, de sabotage tout court.

Laisser derrière, pour toujours peut-être…se rassembler multiple…et transformer qui sait…

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