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Est-ce que c’est une histoire simple…comme celle qui s’écrit sur cette page blanche, hiéroglyphes juxtaposés trés vite sans réfléchir, nullement décryptés, terrain vague en friche, broussailles et fleurs s’y enlacent presque soudés malgré les épines, les intempéries…l’inconscient seul me traverse et me dicte…juste un homme, une femme, se découvrant peu à peu, tissant suivant une cadence incertaine, mais qui n’appartient déjà qu’à eux, une trame fine, légère encore, une plume…s’y inscrit en filigrane ce qui les relie instantanément par le regard, ce qui échappe…pressentir que ce même fil peut aussi se dérouler brutalement, faire mal…la douleur, ce qu’elle redoute par dessus-tout…les cicatrices enfouies dedans, mal raccomodées, strates et couches mêlées, feuilles d’automne recouvertes par d’autres, n’attendent que ça, elle en est sûre, faire sauter les coutures à la sauvage, et dézinguer partout à l’intérieur, surtout le coeur, le ventre, faire vaciller le centre, mettre en danger…elle a volontairement et simplement glissé sur sa pente naturelle mais c’est un gouffre qui s’ouvre…n’a pas cherché à masquer les faiblesses, laissant entrevoir la médiocrité comme la possibilité de trésors cachés…Il y a ce foutu coeur, toujours lui, qui palpite et cogne, boxeur aveugle, k.o. debout, calmer tout ça, cette course folle, émotion grandissante, respirer régulièrement, pas son fort, pratique l’apnée comme l’amnésie…sa main à lui qui caresse son visage à elle, étrange et absolument impudique, elle la saisit par peur, presque maladroite, puis la garde, s’apprivoise, suspendue sur le fil, ne pas rompre le charme, la naissance de quelque chose d’innatendu…objet non identifié…

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