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L’histoire ressemble désormais à la chambre, sur les murs recouverts de blanc, la peinture s’écaille par endroits, laissant apparaître les couleurs anciennes.Vives à l’origine, elle se délavent, se dissolvent, deviennent douces sous les doigts.Les couches superposées, imprégnées d’eau et de sel, semblant se dévorer, découvrent traces et biffures.A travers elles, le temps s’écoule, traverse, tamise, formant matière soluble.Certains morceaux se décollent, d’autres s’arrachent, mettant à nu les cicatrices et formant tatouages de peaux mortes.Rien qui ne se détache vraiment.Les trames du papier-peint autrefois tissées serrées, s’écartent, ouvrent des espaces où poser la respiration.Leurs impressions en demi-teintes dessinent des fleuves imaginaires, invitent à voyager encore.Le vent a soufflé pourtant la flamme résiste.Suivi le contour bleuté des veines, ses alluvions délicats, s’y perdre un moment puis m’endormir au creux de tes poignets Le noir peine à s’effacer sous les ongles mais le rouge incendiaire a cessé de brûler sur le ciel de Londres et les paysages en ruines au large de Naples ont noyé leur carmin dans le fado mélancolique de Lisbonne.

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