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Avoue que tu es perdu, que tu ne sais plus mettre un pied devant l’autre, d’ailleurs à ce moment précis aucun son ne peut sortir de ta gorge.Tu penses c’est loin l’enfance alors pourquoi elle me revient en pleine tronche.Violence sourde, muette, aveugle.Parviens pas à démêler.Toujours tu restes le fils, l’enfant de.Toi tu sais.Mais sans signes apparents parce-ce qu’on t’a appris à marcher en terrain miné.Maintenant tu sens à l’intérieur toutes les écorchures et leurs sutures sur le point de lâcher.N’entend plus rien des autres,ne comprend pas ce qu’ils disent là-haut à la surface, n’écoute que la musique, immergé dedans.Quelque chose qui enraye la mécanique.Sans doute à l’origine un grain de sable.Ne la regarde pas, même en douce.Observe simplement le monde dans lequel elle respire.Ecarquillés les yeux, en distorsion le coeur.Rien à craindre.les yeux ne brûlent pas, le coeur non plus.C’est juste un organe vital.Une grosse masse rouge.Trop lourde.Tu fais pas le poids.A peine j’entends le battement d’ailleurs je monte le son.Tout juste bon à tanguer, à cavaler.Et toi qui court après.Comme un con.N’aime que les baisers là où ça fait mal.Tu voudrais qu’elle t’embrasse, ici, tout de suite, puisque ça cogne, ou bien qu’elle soit hors champ, qu’elle dégage, fondue au noir.Efface méthodiquement les marques avant qu’elles deviennent visibles ou se colorent.Trace les lignes de fuite avec application, rectifie celles qui se brisent.Il y a ta volonté à laisser disparaître, à ne rien montrer, mais tu ne sais pas quoi faire de ton regard et de tes mains.Planque, détourne, évite toute confrontation.Pas question qu’elle voit.Ne flanche pas.Tu es si près du but.Si près de la perdre.Parce-que c’est ce que tu cherches non.Et puis de toute façon tu ne sais plus faire autrement.A force, tu es à la fois complètement usé et super entraîné. .Mais souvent les poumons qui te brûlent et t’oppressent.L’amnésie c’est pathologique, inatteignable, et puis ta mémoire est à vif subitement, comme le reste.Alors tu descends plus bas, plus profond.l’apnée c’est difficile, mais ça se travaille.Et cette chose qui te happe.Tu voulais pas ça, pas maintenant merde.Alors ne relâche rien, reste dur, compact,minéral.Tendu comme un arc, front buté, bouche fermée.Dans l’opacité tu te noies.A deux c’est mieux.Pulvérise.Pulvérise toi bien.Fais le max.Te rate pas surtout.

2 Comments

    • Michel du G
    • Posted 24 janvier 2011 at 14 h 50 min
    • Permalink

    ça fait mal

  1. Oh! pardon …


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